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Tous les mois, la gazette du club.
Récit de Fred O.
Après une reconnaissance fructueuse il y a deux ans avec le sempiternel Dominique, descente en force du JDM dans le cadre des deux épreuves mythiques du moment. La région est modeste, qui nomme marathon un parcours de 44km et qualifie d«aventure Trail » le parcours doublant presque la mise...
3 voitures partent de Bures avec un roadbook millimétré, sans improvisation, des arrêts convenus à l'avance jusqu'à la pause pique-nique sur les terres du Comte De Langard. Mince, j'ai pas embrassé ma p'tite femme en partant ce matin.
La table étant un peu petite, seuls le Duc et la Duchesse Montambaux ont l'honneur d'y être invités ainsi que le chanoine Janin (il a décidemment un faux air de Monseigneur Gaillot, non ?). Pour les autres, c'est concours de pates et de gâteaux sur la pelouse. Il nous manque le gâteau vert, ce qui est cohérent en l'absence de son inventeur, et le gâteau à la carotte, Frédérique passant ses nerfs sur une préparation toute faite de supermarché. Honteux.
Nous nous sommes inscrits avec Raphaël (ceux qui ne le connaissent pas n'avaient qu'à être là) pour préparer l'ultra des Pyrénées fin Août, l'idée est de faire une répétition générale, de tester le matos et de ne pas se mette dans le rouge. Première alerte logistique : j'ai bien 2 sacs, mais pas de CamelBack. Merci à Dominique pour un premier dépannage en live.
Après le retrait des cadeaux et accessoirement des dossards, on voit immédiatement les frimeurs inscrits sur le parcours de 85km : ce sont les seuls à arborer fièrement leur tee-shirt. Dans un autre registre, les filles cachent le leur car il ne cacherait pas grand'chose et puis il fait froid. On remarquera que de nombreux coureurs arborent fièrement un coupe-vent digne de ce nom aux couleurs de leur club, donc je propose unilatéralement de lancer une consultation pour savoir si on ne pourrait pas s'offrir cela nous aussi. Hein, on pourrait pas ?
C'est Samedi soir. Nous voilà réunis à la Pasta-Aligot-Party d'avant course, et il y a du beau monde : Zab, Etienne, Monique, Pierre, Anne Marie, Gilles, Catherine, Dominique, Frédérique, Philippe, Marc, Daniel, Yves, Raphaël et moi. Si j'en ai oublié un, je suis mort, si c'est une, c'est impardonnable. Je prends le risque.
Les 3 derniers dormons chez Yves. Dans un petit village super paisible, sauf que c'est la Saint Jean et que les autochtones ont décidé d'allumer un feu. Pas de souci, le calme revient vers
minuit 30, donc avec un réveil planifié à 2h30, nous voilà frais et dispo. Très frais même puisque sur la ligne de départ il fait 5°. Nous nous y rendons après un détour par l'hôtel des Fayoux.
Dominique (encore lui) a caché ma frontale sur la roue arrière gauche de sa voiture. C'est plus facile d'accès pour moi que sous le siège arrière où je l'avais oubliée quelques heures plus tôt.
Pas au top l'intendance, décidemment.
4h, le départ sous les braseros dans le même esprit que les Templiers. Vu comment s'égosille ERA, personne ne doit dormir à des km à la ronde, ce qui est une petite revanche après l'affaire de la Saint Jean.
| Changement de Saint, nous voilà trottinant jusqu’à Aubrac sur le Chemin de pèlerinage de St Jacques de Compostelle. Pas de pélerins et un peloton hagard qui s'essaie timidement à des retraits de veste, de gants au fil des km jusqu'au premier ravito au km 20 oû super-chouchou-Yves se refait une beauté et soigne déjà ses pieds qui vont baigner dans l'eau jusqu'à l'arrivée (cf couleur des chaussures ci-dessous). Pour qu'il arrête de se lamenter, rien de tel qu'un bon coup derrière le crane. |
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Le parcours reste commun avec celui du marathon jusqu'à la remontée d'une piste de ski qui fait des dégats et que les marathoniens vous décriront, ils ont eu largement le temps. Une pensée pour Monique qui a dû adorer ce passage et que je regrette de ne pas avoir vu râler dans son maillot rose cadeau. En haut un bénévole emmitouflé dans son duvet et un panneau : à gauche pour le 44 et à droite pour le 85. |

A partir du km 55, on a fini de rigoler. On a signé pour 3300 de D+, il va bien falloir les faire. Les chemins ont été ouverts spécialement à la machette, des troncs d'arbres obstruent parfois le passage auquel cas les organisateurs ont pris le soin de les débiter partiellement pour qu'on puisse y prendre appui. Un super boulot, une super organisation.
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Un secteur en sous bois avec plus de 20cm de feuilles jonchant le parcours est magique, ainsi que quelques tronçons vraiment engagés sur une mono-trace et un grand vide à droite. Nous sommes protégés par de la rubalise assez symbolique aux endroits les plus scabreux.
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Les descentes sont assez casse-gueule, alors je me lache un peu. Je vois vite les limites de mes chaussures, dont je ne tarissais pas d'éloges et que j'ai fait acheter la veille à Marc. En forte pente, le pied glisse un peu dans la chaussure et une lutte s'engage pour savoir si les orteils seront couverts d'ampoules avant d'avoir traversé la chaussure ou pas. Pour équilibrer les chances, j'avais omis de me couper les ongles ce qui permet aux orteils de vaincre les chaussettes sans y laisser trop d'énergie. Mais les chaussures peuvent aussi retourner cet avantage, l'ongle incarné étant au final aussi douloureux que l'ampoule. Bref mal aux pieds, faire mieux dans les Pyrénées. |
Le ravito du km 66,8 (nous en sommes à compter les mètres) finit par arriver, isolé, avec quelques coureurs qui ne veulent pas repartir. J'arrive à en convaincre un de ne pas rendre son dossard, mais deux autres décident que la plaisanterie a assez duré. Ce sera le cas un peu plus tard de Raphaël, en conflit ouvert avec ses genoux, puis d'Yves préférant renoncer plutôt que de nous faire poireauter à l'arrivée.
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Fred.
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